Les co-organisateurs du CHAN 2024 – Kenya, Tanzanie et Ouganda – ont brillé en phase de groupes, terminant chacun en tête de leur poule. Pourtant, leur aventure s’arrête brutalement en quarts de finale. Une élimination qui soulève des interrogations sur leur capacité à gérer la pression des matchs à élimination directe.
Des co-hôtes ambitieux avec leurs équipes types

Ces trois nations avaient un avantage notable : la majorité de leurs joueurs évoluent sur le continent africain, offrant une homogénéité tactique et une cohésion enviable. La Tanzanie, impressionnante en phase de poules, avait envoyé un message fort grâce à sa maîtrise technique et tactique. Mais face à un Maroc revanchard, les Taifa Stars n’ont pas trouvé la faille et se sont inclinés (0-1).
Le Kenya, auteur d’une performance remarquable en battant la RD Congo, la Zambie et même le Maroc en groupes, n’a pas confirmé. Opposés à Madagascar, les Harambee Stars se sont inclinés aux tirs au but après un match équilibré.
L’Ouganda, qui avait arraché sa qualification dans les derniers instants, espérait créer la surprise. Mais les Cranes ont buté sur un Sénégal solide, concédant un but décisif qui a mis fin à leurs ambitions.
Manque d’expérience ou simple contre-performance ?

Cette élimination collective met en lumière une faiblesse récurrente : l’incapacité à convertir les occasions dans les moments clés. Manque d’expérience, gestion tactique insuffisante ou absence de joueurs capables de faire la différence ? Autant de questions qui resteront en suspens.
Verdict : aucun co-organisateur ne verra les demi-finales, laissant le dernier carré à des équipes plus expérimentées comme le Maroc, Madagascar et le Sénégal.

